Agathe

Ô toi ami lecteur qui aimes tant de choses que j’ignore. Aujourd’hui, j’en suis convaincu, tu vas être ravi.« Et pour quelle raison serais-je ravi ? » me diras-tu.

Car figure-toi, ami lecteur, que ne sachant ni ce que tu aimes, ni ce que tu n’aimes pas, cela ne fait pas grande différence pour moi de penser que tu le seras.

Et quand tu auras terminé la lecture de ces lignes, tu auras appris à connaître quelqu’un que tu aurais largement préféré ignorer, la très énigmatique Agathe, « aka oiseau, caleçon, oiseau, bâton, bâton ».

Agathe est une femme comme on n’en fait pas. Mélange subtile entre une loutre et un catamaran, cette chroniqueuse expérimentée navigue dans les eaux de l’Imprimerie Nocturne tel le monstre du Loch Ness dans l’imaginaire collectif.

Nulle âme, en ce bas monde, ne peut assurer qu’elle existe. Seule cette sobre photo, prise lors d’un pique-nique à Valenciennes, tendrait à créditer l’hypothèse d’une présence dans notre pan dimensionnel.

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« Nocturne, fugace, vaporeuse, affutée comme un trombone, riche comme une rame de papier A4 », Agathe ne se laisse pas facilement approcher.

Celle qui a obtenu « Un CAP ponctualité universelle spécialisée dans le changement d’heure » et qui aime à rappeler que le principal évènement de son existence fut la sortie de l’ouvrage Elle m’appelait Miette, est un animal du genre discret.

La vie a été rude avec Agathe, « Le pouvoir me donne le blues » dit-elle. Prenant son courage à deux mains, elle nous reçoit aujourd’hui dans le plus simple appareil et nous livre une interview à la fois simple et bien barrée.

1 : Agathe, si tu devais te décrire comme une recette de cuisine ?

Faire cuire 45 à 50 min au four à 180°C (thermostat 6).

2 : Comment as-tu découvert l’existence dans notre réalité physique de l’Imprimerie Nocturne ?

Règle n°1 : Il est interdit de parler de l’Imprimerie Nocturne.

3 : Comment as-tu intégré le projet ? L’histoire dit qu’à la base, tu étais venue pour une saisie d’armes à feu ?

Nan, en fait c’est surtout que Marie L. était suspectée d’organiser des passages de coqs sans papiers vers la Suisse romande. Mais finalement quand j’ai découvert ce qu’il en était vraiment, quelle fut ma surprise : elle les, PAN…… PAN PAN PAN !!!!!

4 : Peux-tu nous dire quel est ton rôle au sein du journal ? Je reformule ma question, peux-tu nous dire si tu as un rôle au sein du journal ?

Pas vraiment non, au même titre que les mutuelles de santé étudiantes ont toujours un black sur leurs affiches pour avoir les quotas suffisants, M. m’invite aux réunions, mais j’suis pas encore sûre d’avoir pigé le concept.

5 : En comparaison avec les échantillons A, B, C et D, qu’est-ce qui fait selon toi, la saveur de l’Imprimerie Nocturne ?

Sans conteste : le ras el hanout ! (Et… peut-être que Marie L. te l’a pas dit, mais les autres échantillons ont dépassé la date de péremption, elle m’avait dit de les changer, mais bon…)

6 : Les gens de l’Imprimerie ont lancé une fatwa contre toi ? Vous vous faites des barbecues durant l’été ?

Ils oscillent entre peur et jalousie, ces chacals, mais je ne céderai sous aucun prétexte, et LA vérité éclatera au grand jour.

7 : Si Marie était un homme politique de droite ?

Pour le nombre de cafés qu’elle m’a payés, j’dirais Raffarin… en même temps pour les coups, elle pourrait aussi être assimilée à Borloo, qui sait… mais chuuuuut, elle pourrait nous entendre…

8 : Des projets perso au sein du journal ? Une idée pour désamianter les locaux ?

J’aurais bien vu des rideaux en hermine tachetée pour agrémenter la déco… p’tit côté vintage quoi !

9 : Question SMS pour gagner le droit de rejouer : « Pourquoi ? »

Je dirais que cela arrive des années 60, niveau post-structuralisme ou plutôt dé-constructivisme si on veut être plus précis, avec la remise en question de toute la pensée structuraliste et du subjectivisme lacanien qui rôdait derrière, ne s’avérant être qu’une relation de force, et non dialectique, comme on le pensait naguère. Mais un peu de coriandre avec les épinards, ça reste ma trouvaille de l’année.

10 : Tu peux dire tout le mal que tu veux de l’Imprimerie Nocturne, à la manière de Dark Vador.

Règle n°8 – Si c’est votre premier soir à l’Imprimerie, vous devez vous battre.

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